Un blog d'humeur et de quotidien...
Peut-être le temps est-il venu que je parle enfin ouvertement ici d’un aspect de ma vie que j’ai jusqu’ici tenu secret, en tout cas jamais étalé ouvertement, même si j’en ai parlé déjà à maintes reprises, mais toujours à mots cachés, que seuls les « initiés », mes proches ou les personnes directement concernées, pouvaient décrypter.
C’est d’une recherche quasi obsessionnelle, pathétique sûrement, vaine certainement dont il s’agit là..
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Le désir profond que j’ai de partager ma vie, mes joies et mes peines, « mon avenir » : avec « l’Homme ».
J’ai depuis longtemps compris que le scénario consistant à laisser tomber nonchalamment un mouchoir brodé dans les allées d’Auchan et que celui ci soit ramassé par un homme merveilleux qui passera le reste de sa vie à tout faire pour me rendre heureuse est tout sauf acceptable et ai donc opté pour l’action plutôt que pour l’attente passive d’un miracle.
Comment trouver « l’Homme »? Où dénicher la perle rare ?
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Une fois passés en revue (voire même « testés » ) les amis d’amis et autres connaissances, force m’est de constater que le choix devient de plus en plus mince avec les années qui passent et comme dirait l’autre : « plus on vieillit, plus on devient difficile et moins on devient désirable… ».
J’ai passé l’âge d’aller écumer les bars de nuit, c’est vrai quoi, une femme de quarante ans passés, sur un tabouret de bar, seule au milieu de la nuit, c’est super flippant comme image, non ? Bon, moi, en tout cas, ça me fait flipper…
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Il m’arrive fréquemment, comme toutes les "femelles" normalement constituées, de me faire siffler, aborder voire même inviter à boire un verre par des inconnus dans la rue, mais je n’ai jamais pu m’empêcher de penser que ces individus, capables de tant d’audace, ne pouvaient que cacher une tare certaine ou en tout cas être désespérés au point de ne même plus avoir peur de prendre autant de vestes que de tentatives…
J’ai donc cédé très rapidement à l’air du temps et hante depuis maintenant trop longtemps les sites de rencontres sur internet.
Je dis « les sites », mais il ne s’agit en fait que d’un seul, j’ai nommé le maintenant mythique « Meetic ».
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Là-bas, c’est comme à la Samaritaine, on trouve de tout !
Des gens biens, des cinglés, des déprimés, des menteurs (ça, y en a des tonnes !), des trop biens pour moi, des pas assez biens pour personne, bref, super difficile de se débrouiller dans cette jungle.
J’ai fait des rencontres, beaucoup, beaucoup beaucoup même…
Certaines ont abouti sur des amitiés, d’autres sur des fiascos complets, d’autres encore sur des fantasmes assouvis qui me feront de jolis souvenirs pour mes vieux jours, mais aucune encore sur « l’Homme ».
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A la question : « que recherche-tu ici ? », je réponds toujours : « un homme ».
Cette réponse peut être comprise de différentes manières, certes, un homme pour une nuit ? un homme pour descendre ta poubelle et construire tes étagères ? un homme pour t’écouter ? un homme pour te faire rire ? un homme pour te faire jouir ?
Non, juste « l’Homme ».
Avec un grand « H ».
Celui qui ferait que lorsque j’ouvre un œil le matin et que je le regarde endormi à mes côtés, les cheveux en bataille ou même absents, le visage calme et reposé, la main tendrement posée sur mon bras ou ma cuisse, me fasse me dire : « mon dieu, faites que ce matin ne soit que le premier du reste de ma vie ».
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« l’Homme » sera le dernier.
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Chaque fois que je me rends à un rendez-vous avec un "meetic-boy", j’ai dans un petit coin de ma tête la grande question : « sera-t-il "l’Homme" ? », même si je m’efforce de ne penser qu’à simplement faire la connaissance d’un inconnu.
A chaque fois, je lui donne toutes ses chances, même s’il bégaye, même s’il a menti sur son âge, même si ses yeux ne sont pas super droits, même si me paraît bien trop poilu pour moi, ou trop petit, ou trop gros, même si, même si …
Certains joue le jeu de la même façon, et même si je n’ai pas la taille mannequin, même si je ne suis pas avocate et ne possède pas ma propre maison à Saint Germain en Laye, même si j’ai trois enfants à charge, même si j’ai bientôt 42 ans, même si, même si…
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D’autres ne le jouent pas du tout, tant pis pour eux.