Un blog d'humeur et de quotidien...
Il y a maintenant quelques années (eh oui, ça passe vite !), j'ai rencontré une fille pas banale et avec le temps, nous avons appris à nous découvrir puis à mieux nous connaitre et ce fut le début d'une amitié. L'amitié comme toute bonne chose en ce monde demande du temps et de la patience, mais elle finit par s'installer et quand elle est là c'est pour de bon.
Aujourd'hui, Marie m'a fait lire un texte qu'elle a écrit et j'ai été si touchée , voire émue par ce bout de vie que je lui ai demandé la permission de le publier ici afin de partager mon admiration avec ceux qui me lisent. Elle a écrit ce texte pour un homme mais je crois que nous nous retrouverons toutes et tous dans la métaphore qu'elle a choisie. Je me tais et vous laisse découvrir le talent de Marie :
Le mouchoir.
Ce n’est pas le fait d’être un mouchoir qui me gêne
Mais que tu ne te sois pas rendu compte
Que je n’en étais pas un en papier.
Je suis un mouchoir d’antan
Un mouchoir en tissu très doux
Alors avant de me ranger
Il faut me laver et bien me repasser
Pour que je sois comme neuf
Et que je ne garde aucune trace
Des narines qui m’ont approchées
Ou juste un peu de leur effluve
Cachée dans mes ourlets
Alors j’attends patiemment dans mon bac à lessive
Mais tu ne viens jamais tourner le bouton de la machine.
Si tu l’avais fait depuis le début,
Je n’aurais pas montré de signes d’impatience.
Je me serais senti respecté.
Comme tous les objets qu’on a aimé.
Tu m’as dit que tu le ferais mais tu ne viens jamais.
Alors j’attends, j’attends et je te rappelle
Ta promesse souvent, bien trop souvent.
Tu t’es donc mis aux abonnés absents.
Moi j’espère que tu comprendras enfin
Que même si jamais je ne pourrais nier
Combien je t’ai aimé
Ce n’est pas tant de toi dont j’ai hâte
Mais d’être enfin plié bien proprement
Pour ne plus être froissé !
Peut-être que cette fois tu te mettras à la place
Du petit mouchoir que je suis
Et que tu comprendras aussi pourquoi
Une fois encore, il te le demande.
Ce mouchoir là est un mouchoir de princesse
Alors si tu as perdu l’esprit chevaleresque
Et que d’un prince, il ne te reste que le nom
Reste chez toi avec raison
Parce que cette fois, c’est moi qui te dirais non !
marie.sahajdak@free.fr (si vous voulez lui écrire...)