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Un blog d'humeur et de quotidien...

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PETITE VENGEANCE

La voix métallique de la « contrôleuse » neurasthénique me fit sursauter. Je dormais pourtant si bien, bercée par le ronron familier des rails.

« Nous sommes arrivés à Paris Saint Lazare, veuillez attendre l’arrêt complet du train avant de descendre »

J’ouvris doucement les yeux, l’allée était déjà pleine de monde, super pressés de rejoindre leurs boulots, un peu stressés du retard de quelques minutes qu’une fois encore, ce matin, la SNCF nous avait imposé à tous. Je relevais ma tête, appuyée sur le dossier moelleux de mon fauteuil et…

 « aïe ! » 

Une espèce de vieille peau s’accrochait comme une bernique sur le haut de mon dossier, coinçant de ce fait une bonne mèche de mes cheveux. Elle ne s’est rendu compte de rien, ou en tout cas a fait semblant de ne rien remarquer.

J’avais un problème : je déteste souffrir et il allait bien falloir que je me dégage de là !

Je commençais par toussoter : genre « euh, je suis là ! ouh ! ouh ! »

Elle ne bougeait pas, ne me regardait pas, m’ignorait complètement. Pour elle, j’étais transparente, je n’existais pas.

Alors je remuais la tête, espérant qu’elle sentirait mes cheveux tirer sous sa petite main grasse : toujours rien !

M’armant de courage, je me penchai en avant d’un grand coup sec, libérant mes cheveux au prix d’une souffrance atroce, mais, la pétasse n’a pas même cillé !

Je me suis levée, me suis placée juste derrière elle alors que le train s’immobilisait enfin.

J’étais choquée de tant d’impolitesse de sa part, persuadée qu’elle n’avait pas perdu une miette de l’histoire de la mèche.

Pour quelle raison peut-on être aussi peu attentive à autrui, était elle sadique ? Prenait-elle plaisir à tirer les cheveux des filles, comme à la maternelle ?

Le troupeau commença à se mouvoir doucement vers la sortie. J ’étais presque collée à son dos, la dépassant d’une bonne tête.

Je ruminais toujours « l’histoire de la mèche » lorsque mon esprit mesquin s’illumina soudain d’une idée géniale.

Alors qu’elle s’apprêtait à descendre la première marche du wagon vers le quai, je balançais « malencontreusement » mon lourd sac à main et lui en assénait un bon gros coup dans les mollets, l’air de rien, sans la regarder ni avoir l’air de m’en rendre compte ! Hé hé !

Elle poussa un cri, à la fois de surprise et de douleur, marmonna quelques mots d’indignation mais ne se retourna pas.

Elle savait.

Je suis sûre qu’elle a immédiatement compris qu’elle subissait ma vengeance.

Mon forfait accompli, je me réveillai tout à fait et partit d’un pas guilleret et l’esprit apaisé vers une nouvelle journée de travail.

 

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K
SALOPE !
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C
Bravo!! j''aurais fait la même chose mais avec un pavé de Mai 68 dans mon sac ('j'675C'en ai toujours un sur moi au cas où je tombe sur une bernique aux mains grasses).<br /> et peut-être aurais-je même rajouté "souviens-toi du vase de Soisson!"  mais la bernique a le neurone rare donc, à quoi bon?<br /> m'enfin, heureusement que t'es pas née au temps de la Préhistoire; t'aurais jamais eu de mari!...
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